Activités de diffusion en masse et approche agriculture-élevage dans N2Africa au Sud Kivu

Dans le territoire de Kabare par exemple, les femmes accompagnées par DIOBASS membres des association des villages de Bugorhe, Kabamba, Cegera, Katana, Kavumu, Nyamakana, Cirheja, Lwiro et Kandere ont echangé sur le rôle de la femme et des technologies promues par N2Africa pour le soutien à la sécurité alimentaire dans notre pays.

Les activités de diffusion en masse en RDC regroupent des journées champêtres, des visites d’échange, la journée internationale de la femme, ainsi que des émissions radio t. Elles sont organisées par les ONG partenaires tel que PAD, DIOBASS et SARCAF. Ce sont des moments de partage d’expériences et des occasions d’enrichissement mutuel.

Les femmes, les plus impliquées dans les activités agricoles, profitent des journées qui leurs sont mondialement dédiées, le 15 octobre et le 8 mars, pour parler des technologies promues par N2Africa aux autres femmes qui ne sont pas de leur groupe et même aux hommes venus les soutenir.

Les femmes participantes à cette journée champêtre sont d’accord sur le fait que l’action combinée des engrais minéraux, de l’inoculum, des bonnes variétés suivi d’une bonne gestion du terroir donne des rendements élevés tant pour les légumineuses que pour les cultures associées. Figure 1 & 2.

Figure 1a & b: Journée internationale de la femmerurale organisée par les ONGD partenaires : Une occasion de partage d’experiences

Figure 2a & b: Les résultats obtenus pour la culture en association avec la legumineuse. Le rendement du manioc dans l’association avec les légumineuses contribue de manière remarquable à la sécurité alimentaire dans les ménages et à l’augmentation des revenues par la vente du surplus de production.

Au Sud Kivu l’usage de la matière organique n’est plus à démontrer, tous les agriculteurs sont conscients que sans amendement organique les ménages sont dans l’insécurité alimentaire. Cependant, les grand défi auxquels les agriculteurs sont confrontés sont la baisse du cheptel suite à l’insécurité et la quantité de matière organique à appliquer. Un marché rémunérateur pour les produits agricoles demeure un défi majeur au regard des coûts de production.

Certains agriculteurs ont développé des mécanismes de protection en pratiquant l’élevage en stabulation dans la parcelle où ils habitent. Ce mécanisme a favorisé l’approche agriculture – élevage par lequel l’agriculteur collecte facilement du fumier pour amender son champ pendant que le champ produit à son tour des fourrages pour l’élevage. Figure 3.

Figure 3: Un modèle à suivre : Il est possible de mieux produire et réduire la pauvreté

Il s’appelle BISIMWA Joseph producteur dans le bas fond de KAZINZI à IKOMA.Dans sa main gauche il tient un plant du soja inoculé et dans la main droite un plant du soja non inoculé. Il se tient lui-même devant l’étable d’élevage en stabulation d’une chèvre payée par la vente des récoltes de soja.

L’approche intégration agriculture élevage (l’élevage produit le fumier pour améliorer la fertilité du sol et le champ produit le fourrage (résidus de récolte) pour nourrir le bétail; l’élevage et l’agriculture produisent à leur tour les aliments pour le ménage et contribuent également à l’augmentation du revenu du ménage.

Dieudonné Mongane1, Adrien Chifizi1 et Freddy Baijukya2 (1 CIAT RDC, 2 CIAT Kenya)

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